Certains professionnels passent à côté d’informations majeures lors de leurs accompagnements, simplement par manque d’attention aux modes de traitement de l’information de leurs interlocuteurs. La diversité des stratégies cognitives ne se limite pas à une préférence passagère, mais influence durablement la qualité des échanges et l’efficacité du suivi.
Ignorer cette dimension, c’est risquer de limiter l’impact des interventions, voire d’induire des malentendus persistants. Pourtant, des outils éprouvés existent pour affiner l’écoute, adapter les méthodes et renforcer la pertinence de chaque accompagnement.
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Le modèle VAKOG en coaching : comprendre ses fondements et son intérêt pour l’accompagnement
Le modèle VAKOG s’est imposé comme une boussole pour de nombreux professionnels de la programmation neuro-linguistique (PNL). Derrière les cinq lettres, visuel, auditif, kinesthésique, olfactif, gustatif, se dévoile une lecture affinée du fonctionnement humain, façonnée par les travaux de John Grinder et Richard Bandler. Leur constat : chaque personne privilégie naturellement un ou plusieurs canaux sensoriels pour capter et traiter son environnement.
Travailler avec VAKOG, c’est prêter une attention minutieuse à la façon dont le client se souvient, apprend, imagine. Un individu très visuel retiendra une couleur ou une image marquante ; un autre, plus auditif, sera marqué par un mot précis, une intonation, ou le rythme d’une phrase. Les profils kinesthésiques s’ancrent dans le mouvement et la sensation corporelle. Même les canaux olfactif et gustatif, moins sollicités dans la vie professionnelle, peuvent réveiller un souvenir ou cristalliser une émotion.
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L’approche s’appuie sur l’observation des prédicats sensoriels (ces mots et expressions qui trahissent une préférence sensorielle) et parfois s’enrichit de la théorie des mouvements oculaires. Le coach affine ainsi sa synchronisation pour ajuster mots, postures, outils à la logique de l’autre. Repérer un style d’apprentissage sensoriel dominant, c’est ouvrir la porte à une relation d’aide plus juste, plus féconde, où chaque intervention résonne dans l’univers du client.

Comment intégrer concrètement VAKOG dans sa pratique professionnelle pour enrichir la relation d’aide ?
Dès le premier entretien, un regard attentif au langage, à la gestuelle et à la façon dont la personne s’exprime fournit des indices clairs sur son canal sensoriel dominant. Certains mots agissent comme des balises : « je vois ce que vous voulez dire », « cela me parle », « je ressens une tension »… Chacun révèle un accès privilégié à l’expérience.
Adapter sa communication devient alors un levier puissant. Avec un client visuel, on mise sur la visualisation, les supports dessinés ou la facilitation graphique, le sketchnote à la façon de Mike Rohde fait parfois merveille. Pour un profil auditif, la qualité de l’écoute, l’attention portée au rythme de la parole et l’utilisation de métaphores sonores créent un terrain propice à l’échange. Un kinesthésique bénéficiera d’exercices qui engagent le corps, d’expérimentations concrètes, ou de pratiques d’ancrage et de respiration.
Voici quelques exemples de mise en œuvre qui montrent comment mobiliser les différents canaux sensoriels dans le quotidien du coaching :
- En coaching individuel, une synchronisation fine avec le système sensoriel du client installe la confiance et favorise l’ancrage des apprentissages.
- Lors d’un accompagnement collectif, alterner les outils sensoriels stimule l’intelligence collective : dessins collaboratifs, jeux de rôle, moments de partage autour des ressentis sensoriels.
Le praticien PNL ajuste en permanence sa posture, créant un contexte favorable à l’émergence de la motivation et à une relation d’aide sur mesure. Explorer les canaux auditif, kinesthésique, olfactif, gustatif élargit considérablement les opportunités et encourage chacun à puiser dans des ressources parfois insoupçonnées.
À chaque entretien, le coach a le choix : reproduire le même schéma, ou s’étonner, écouter, ajuster, et voir surgir des solutions inattendues. C’est là que la magie du VAKOG opère, dans cette capacité à rencontrer l’autre, là où il se trouve vraiment.

